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Vanghorn

 
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Vanghorn
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MessagePosté le: Ven 17 Juin - 11:59 (2011)
Sujet du message: Vanghorn
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Chapitre 1, origines

Un soir, assis sur le sable face à la mer aux côtés d'une fille magnifique, qu'il vient de sauver d'une attaque de crocodiles affamés, Vanghorn eut envie de se confier...

Mon nom est Vanghorn, Cimmérien bien que je ne sois pas né en Cimméria, ni en Hyboria d'ailleurs, d'après mon oncle, du moins l'homme qui m'a élevé. Mes parents étaient d'origine nordique, un peuple de marins venus d'une grande île située quelque part à l'ouest, au large des côtes du Vanaheim, qui ne figure sur aucune carte actuelle, autant dire que c'est plus un mythe qu'autre chose mais mon oncle a tenu à me révéler mes origines. Mes parents, ainsi que plusieurs familles, auraient débarqué et se seraient installés sur la côte Vanir lorsque j'étais tout jeune, après avoir fuit en bateau pour échapper à une guerre ethnique. Au début tout allait bien et les relations avec les peuples avoisinants étaient courtoises, mêlant curiosité et amusement. La situation s'est dégradée au fil du temps en raison de rumeurs qui tendaient à dire que les Vanirs préparaient une grande vague de révolution contre les peuples divers qui, à leurs yeux, ne représentaient pas leur souveraineté. Mon oncle, Cimmérien de souche lui, faisait parti de ceux qui, comme mes parents, allaient être exterminés.
Mon oncle ne nous a connus qu'au moment où notre peuple commencerait un exode vers le sud, fuyant les factions de vanirs cruels, armés jusqu'aux dents. Ma mère n'avançait pas très vite car elle portait un deuxième enfant dans son ventre, et c'est elle qui est tombée la première. Mon père, qui me portait dans son dos étant donné mon très jeune age, à tenté de défendre ma mère mais a reçu une flèche dans le ventre quand il leva son bâton pour frapper celui qui s'acharnait sur ma pauvre mère. Puis il reçu une seconde flèche plus haut e tomba à genoux. C'est à ce moment précis que mon oncle, armé lui, comme tout bon Cimmérien de son état, éclata le crâne de l'archer vanir avec son énorme masse. Il couru vers mon père et le releva pour l'emmener plus loin avant que d'autres vanirs ne viennent l'achever. Les cris que je faisais, pleins de colère, devant tant d'agitation, risquaient d'attirer l'attention.
Les Vanirs auraient été repoussés temporairement par les compagnons du clan dont mon oncle faisait partie... Mon père a agonisé pendant quelques jours et, malgré les soins apportés par les guérisseuses du clan, finit par succomber et mourir de ses blessures.
Chaque membre recueillant un étranger avait charge d'accompagner celui-ci, si bien que mon oncle a assister mon père durant toute son agonie. C'est pendant cette période que mon père lui a avoué nos origines lointaines.


 

Chapitre II, la forge

Prenant en charge ses responsabilité avec loyauté, c'est tout naturellement que mon oncle accepta la décision du conseil qui visa à ce que ce soit lui qui prenne en charge d'élever le petit que portait mon père sur son dos quand il nous a aidé, petit garçon que les guérisseuses avait temporairement soigné et nourri. Mon oncle prit les devants en insistant auprès du conseil comme quoi c'était à lui que revenait la charge de mon éducation, alors qu'il n'avait ni épouse ni soeur qui aurait pu l'aider à porter cette lourde responsabilité.

Mon oncle s'appelait Bjòn Hörnan et vivait donc seul dans sa hutte. Il décida de me baptiser Vanghörnan d'abord, par rapport aux terres que mes parents fuyaient et son nom à lui, ensuite, avec le temps on m'appelait communément Vanghorn et Van pour mon oncle et les autres enfants du clan.

Bjòn avait un métier, il forgeait le métal. La tâche qui l'incombait au sein de son peuple était de forger entre autre les armes des troupes du général d'armée et de la garde d'honneur du Seigneur. Au début de mon éducation, dès que j'ai pu marcher, j'étais déjà un aventurier passant mon temps à explorer les moindres recoins de la hutte, puis de la forge, ce qui déclenchait des "sort d'ici, c'est chaud" que mon oncle criait en montrant le fer chauffé à blanc. Cela m'a toujours fasciné si bien que plus tard, vers l'age de dix ans, je forgeais mes premiers fers à cheval, sous l'oeil sévère de mon oncle. J'ai ensuite travaillé des objets plus gros et lourds jusqu'à ce que je sois capable et en age de faire des objets plus importants, des lames, des pointes de flèches, des masses à pointes et d'autres encore. Le métal était sacré pour notre clan qui portait le nom de Cromaekir, Le Glaive de Crom.


 

Chapitre III, l'âme, la lame parfaite

De temps à autre, lorsque le travail à la forge de Bjòn se faisait moins pesant, je vagabondais dans les environs du village, à la découverte de la nature, avec comme seul compagnon une lourde épée en bronze. Je sortais du village malgré les avertissements de mon oncle et à l'insu des gardes. Je pouvais passer des heures à contempler la nature environnante, ressentant les essences de chaque plante, de chaque arbre et de chaque pierre qui se trouvaient là. La voix de Crom se transposait dans chaque bruit que j'entendais... Le vent dans les montagnes, la brise dans les clairières, la rivière, le feuillage, le roulis des cailloux, tous les sons voulaient signifier quelque chose au fond de moi. C'est ce qui avait encré à jamais ce sentiment de paix divine, de liberté et d'aventure. Oh, il m'arrivait parfois de faire de mauvaises rencontres mais je gardais ça pour moi. Je savais bien que si mon oncle avait eu vent de mes aventures, d'une part il m'aurait consigné, d'autre part il aurait pu avertir les gardes, en les sermonnant au passage, et ceux-ci auraient renforcé leur surveillance à l'intérieur même des palissades qui protégeaient le village, me privant ainsi de liberté.
Je n'ai pas eu de formation militaire mais il m'arrivait de regarder les entraînements intensifs des guerriers Cromaekiriens. Je reproduisais, seul, lors de mes escapades, les mouvements d'attaque et de parade que faisait les guerriers, à répétition. J'avais pris comme partenaire un petit arbre mort qui n'allait pas tarder à se faire rafistoler de temps à autre pour que je puisse encore et encore le taillader, lui infligeant des blessures que de toute façon il n'allait guère venger. Je n'ai pas souvent eu à faire a des cibles vivantes à part des sangliers dérangés par mon approche trop réduite de leurs progénitures.
J'ai bien en main cette arme, cet instrument de musique mortelle au bruit qu'elle fait dans les airs et en frappant sa cible, cette lame tranchante qui, comme le prolongement de mes deux bras, obéis à ma pensée, défendant ainsi son maître. Je rêve parfois de combat aux côtés de mes frères, où je suis un héro implacable, sans peur, reproduisant inlassablement les mouvements dictés par son maître invisible, par la voix des éléments, sachant, même les yeux fermés, où devait frapper sa lame.


 

Chapitre IV, l'envahisseur

Vers l'age de dix-sept ans, j'ai appris à connaitre la politique et je ressentais le besoin de m'intéresser aux affaires des grands chefs du clan, au fonctionnement de notre village, à la défense de celui-ci. Au départ je n'y comprenais pas grand chose et je questionnais souvent les fils des Commandants pour leur tirer les vers du nez, camarades qui sans le vouloir assouvissaient ma soif d'information. J'ai très vite appris que les rumeurs disaient qu'une guerre était proche, rumeurs qui devinrent renforcées par le doublement de la garde et l'intensification de l'entrainement des guerriers. Ce qui, bien évidement, m'excitait quelque part, tout jeune homme immature que j'étais.

L'attaque nocturne des Vanirs a été fulgurante. Aidés des fils d'Ymir, ils ont ravagé le village en moins de temps qu'il faut pour croquer une pomme, ne nous laissant nul autre choix que de fuir pour les plus forts d'entre nous, les plus forts dont je ne faisait évidement pas partie, à dix-sept ans...

Un groupe à fait prisonnier par les vanirs qui faisait une sélection barbare des faibles et des moins faibles, des jeunes et des moins jeunes, assassinant au passage femmes enceintes, femmes quadragénaires et plus, malades et laiderons. Les hommes ont fait l'objet d'un tri moins sélectif. J'ai tenté de me débattre quand ils m'ont mis la main dessus et m'ont privé de mon arme enveloppée dans un linge, le jetant au sol. J'étais à genoux quand j'ai fait une deuxième tentative et j'ai pu sauter sur mon épée et ôter sa protection. Je me souviens du reflet de nos huttes enflammées sur mon épée. On aurait dit qu'une âme en colère l'habitait, elle était chaude et ne demandait qu'à couper la chair des assaillants. Je me suis vite retrouvé avec une horde de vanirs autour de moi et je me sentais près à combattre quand j'ai reçu un coup de masse dans le dos me plaquant au sol. Un fils d'Ymir me tenait par son énorme pied dans le dos, plaqué au sol. Un vanir s'approcha de moi avec une dague à la main et s'apprêtait à me saigner comme un cochon mais un homme à parlé très fort, dans une langue inconnue, et le vanir s'arrêta pour regarder celui qui venait de parler. Un autre vanir s'est emparé de mon épée et la jeta dans la rivière en faisant comme si elle lui brûlait la main. L'homme à la voix sombre qui m'avait sauvé la vie sortit de derrière les troupes vanirs et s'approcha lentement. L'homme à la dague s'écarta et j'ai pu voir mon sauveur. Il était grand et avait une armure d'or. Ses mains étaient brunes, ce n'était pas un vanir ni un fils d'Ymir comme celui qui me tenait au sol, toute sa peau avait la même teinte. Il prononça quelque chose et la montagne de viande retira son pied de mon dos.
-"debout !" m'ordonna le vanir qui tenait la dague.
Je me suis relevé tout en regardant l'homme d'or.
-"baisse ton regard, esclave !"
-"lui, il faut lui faire tout de suite, maître !" dit un autre vanir, derrière moi.
Puis l'homme d'or prononça comme une incantation et posa sa main droite sur ma poitrine et.... C'est à ce moment précis que j'ai perdu connaissance.


 

Chapitre V, le réveil

Je me souviens d'une étrange sensation, comme si je naissais dans le corps de quelqu'un d'autre. Le soleil me tapait dans le dos et j'avais les pieds mouillés par le va et viens des vagues d'une mer inconnue. Je reprenais connaissance, peu à peu... aucune idée de qui j'étais et où j'étais.

Je relevais ma tête doucement, le visage plein de sable, quand je découvris avec stupéfaction qu'un homme se tenait là, accroupi, me fixant avec un sourire et un regard bleu profond. Un homme au teint matte, des traits tirés par le temps et des cheveux gris comme les cendres d'un feu éteint. Je me suis relevé sans crainte en regardant tout autour de moi puis j'ai regardé l'homme d'un air curieux.

L'homme se présenta à moi comme Khalantès et me parla d'une voix paisible. Il me donna le nom de l'endroit où nous étions et me fit une brève description de celui-ci. Puis il m'indiqua un chemin et sa destination... J'entendais bien sa voix, j'avais l'impression de le connaître...
L'homme se retourna et s'éloigna...
Des flashs d'images et de sensations se manifestaient, avec au passage des douleurs atroces à l'intérieur de mon crâne... Des cris, des tambours, un rythme perpétuel, des voix, des centaines de voix mêlées... Parfois je tombais à genoux sous la douleur...

C'est là que j'ai entrepris un long voyage à la recherche de mon identité


 

Chapitre VI, les sables blancs

Vanghorn se tourna vers la fille à qui il vient de lui exposer sa vie alors qu'il ne la connaissait pas. Elle souriait mais elle tremblait aussi. Il prit un air sérieux et l'examina rapidement... Il y avait du sang sur sa cuisse... Une blessure légère mais une blessure tout de même. Il se releva et transporta la fille à son campement de fortune qui se trouvait à une centaine de mère de là, dans la jungle qui bordait la plage. Il lui fit un bandage et lui donna une fiole d'aigre sève...

"Prends ceci, demain tu ne sentiras plus la douleur de ta blessure... et tu pourras marcher... Malheureusement je dois te laisser, j'ai une... un travail urgent à terminer plus loin vers le sud et je ne peux pas t'emmener. Il y a de la nourriture dans ce sac ainsi qu'une gourde d'eau de source. Reste là, ici personne ne pourra te voir, ça laissera le temps à la blessure de cicatriser..."

Il la regarda dans les yeux et dit:

"Merci d'avoir écouté et excuses-moi de t'avoir imposé ma confession. Je ne sais pas pourquoi mais c'était comme naturel..."

Il se releva en prenant sa besace et son épée. Il laissa une dague à portée de la fille et lui sourit

"Je te laisse... Que Crom te Protège... J'ai été ravi de te rencontrer. Nous ne nous reverrons certainement jamais et je ne connais pas ton nom... Mais je ne t'oublierai pas... Adieu..."

Vanghorn, d'un pas rapide et silencieux, s'éloigna à travers la jungle sans se retourner...


 

Vanghorn fit une halte près d'un ruisseau en inspectant les alentours. Il sortit sa gourde pour la remplir tranquillement après avoir remarqué que le ruisseau grouillait de petits poissons argentés. Son oreille, toujours à l'affut du moindre bruit suspect, entendit un craquement léger en amont du ruisseau. Ses yeux se braquèrent instantanément sur l'origine de ce craquement sans pour autant bouger son corps, mis à part le froncement de ses sourcils... C'était un tigre magnifique à la silhouette élancée qui venait pour s'abreuver. Le tigre trempa sa langue dans l'eau une première fois et remonta la tête comme pour gouter la douce offrande que lui faisait la nature et lança un regard intense à Vanghorn qui ne bougeait plus mais qui détournait son regard pour ne pas provoquer chez l'animal un sentiment de défiance. Le regard de ce tigre était très profond. Comme si il examinait l'âme même de Vanghorn.

 

Chapitre VI, les sables blancs

La gourde de Van était largement remplie mais il la lâcha dans le courant. Il baissa les yeux, se pencha lentement et fit le même geste que le prédateur, il trempa sa langue dans le ruisseau et but. Le tigre le fixait toujours et Van lui adressa un regard de félin paisible, comme le lynx des montagnes, l'eau lui ruisselant sur la barbe. Le tigre regarda Van un instant puis fit un nouvel examen des lieux. Le fauve fit ensuite un léger bruit de gorge, entrouvrant à peine sa gueule et, quelques secondes plus tard, un très jeune tigron vint se joindre à eux. Van comprit qu'il s'agissait d'une tigresse et esquissa discrètement un sourire. Les trois bêtes se mirent à boire ensemble, en confiance semi totale, se jetant par moment un regard rapide.


Ces rencontres inattendues sur l'île des sables blanc apportèrent à Vanghorn beaucoup plus que de l'aventure. Elles inscrirent à jamais, en son âme, les valeurs fondamentales de la vie et le sens spirituel de l'humanité. Vanghorn n'oublia jamais cette journée sur les sables blanc.

C'est ainsi qu'il se mit en quête de ses racines, en quête de ses semblables et de sa place dans le monde d'Hyboria...

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MessagePosté le: Ven 17 Juin - 11:59 (2011)
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